Neuf mois, c’est long

Il est censé arriver demain. Comme c’est bizarre de dire cela ! Difficile d’imaginer la suite, j’ai l’impression que ma chérie gardera toujours son ventre arrondi.

« Ah non ! Il faut qu’il sorte, je n’en peux plus d’avancer comme un canard ! ».

La grossesse a fini par la mettre sur les rotules.

Rester naturel pendant la grossesse

Visiblement, bébé n’est pas pressé de rencontrer son monde, pourtant sa maman s’est montrée adorable et exemplaire jusqu’au bout : patiente et combative. Pour ma part, j’ai fait le maximum pour rester naturel. Oui parfaitement, c’est un autre type de challenge. Il faut avoir l’air décontracté et confiant en toute situation : cool, compréhensif et serviable… MAIS PAS TROP ! Sinon rien ne va plus.

« N’exagère pas, je ne suis pas malade ! »

Bouger pour faire venir bébé

 

Tout au long de la grossesse, nous avons marché régulièrement au moins une heure, deux fois par semaine, histoire de maintenir la forme et de garder la pêche.
Profitant d’une accalmie météo, nous partons donc pour une dernière (ou pas…) balade au parc. À une vitesse moyenne de 3 km/h, ça sera toujours mieux que rien et ça motivera peut-être la descente de bébé d’ici le lendemain.

C’est l’automne, les nuages ont laissé la place à un ciel bleu pâle, l’ambiance est humide et la nature s’est parée de reflets dorés. Il fait relativement doux cette année.

Bref, nous ne savons pas trop quoi nous raconter, si près du but…
On profite du paysage et du calme avant la tempête.

« Je crois que ça y est ! »

Nous sommes en plein spectacle de Franck Dubosc (devant la télévision hein), quand elle me dit « Ça fait plus d’une heure que j’ai l’impression d’avoir des contractions ! »

Il est 22h.

Question de moi : « Tu es certaine ? » En guise de réponse, j’ai une espèce de moue dubitative… Je propose donc de regarder un dernier Sketch de Dubosc avant de partir. Restons zen !

Incroyable, le prochain sketch est celui de « L’Accouchement ».

Maternité, nous voilà !

Il est 23h30 quand nous arrivons tranquillement à l’hôpital. On sonne à l’extérieur, un homme nous ouvre depuis le comptoir de l’accueil, puis nous invite à rejoindre la maternité au premier étage. Pas besoin d’explications. L’hôpital est calme, les couloirs sont vides. Une gentille sage femme nous installe dans une chambre disponible et vérifie l’ouverture du col.

2 centimètres seulement. On est des petits joueurs.

« Elle m’a fait sacrément mal dis donc ».

Oups…

Nous voilà partis pour attendre jusqu’à 2 heures du matin pour voir comment tout cela va évoluer. Sur les écrans de monitoring on peut voir qu’il n’y a que 3 patientes en observation, l’une d’entre elles a l’air de bien s’éclater comparativement à nos petites contractions.

Bon. Le temps passe avec une ouverture bloquée à 2 cm.
Il se trouve que nous avons rendez-vous dans 8 heures avec la gynécologue, puisque c’est le jour du terme. Nous décidons alors de rentrer chez nous. Inutile d’attendre ici.

« Bon sang, elle m’a vraiment fait mal».
Elle qui ne se plaint jamais, c’est étonnant…j’ai comme un pressentiment.

Que l’aventure commence !

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